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L’économie collaborative gagne le nautisme

 

Monsieur Terrasse a déposé son rapport au gouvernement le 8 février courant. Il avance 19 propositions pour encadrer et développer l’économie collaborative.

La phénoménale accélération du numérique n’épargne plus aucun métier. Un défi pour les dirigeants en place, confrontés à un risque croissant de perte de contrôle. Aujourd’hui, c’est toute notre pyramide sociale qui est bouleversée.

Le député PS Pascal Terrasse a donc remis un rapport très attendu pour mieux encadrer les activités de l'économie collaborative.

Avec une question centrale :

Comment faire la différence entre particuliers et professionnels ?

Ainsi, l'économie collaborative gagnerait le nautisme.

Comme nous l’avons vu dans un précédent article, tout un chacun peut vendre des biens, un service, louer un appartement, une voiture ou un bateau ou encore se déplacer à prix abordable via les applications numériques.

Cependant, dans le cadre de la Loi, sans qu’il soit besoin de légiférer plus, comme voudraient-nous le faire entendre, ceux qui sont toujours à l’affût d’un gain lié à de nouvelles dispositions, qu’ils cherchent à provoquer.

Des dizaines de start-up sont à l'offensive pour changer les règles du jeu. Un grand chambardement qui s’accomplit sous nos yeux dans le tourisme à coups d'applis innovantes et de services ultra personnalisés.

Ce rapport propose au gouvernement de mieux encadrer l'économie collaborative qui recouvre à la fois des plateformes d’échange de biens et services entre particuliers, sans recherche de profit, et des plateformes d’offres de services commerciales. Ce marché représente environ 3,5 milliards d’euros en France, et devrait être multiplié par trois d’ici 2018.

Il exige notamment plus de transparence pour les plateformes numériques pour tenter de lui rendre ses lettres de noblesse en rappelant qu'elles ne se limitent pas aux très polémiques Uber et Airbnb mais concerne près de 300 plateformes dans des domaines très divers. La mission de Pascal Terrasse avait pour objectif d’analyser les enjeux de ces transformations et de formuler, en étroite coopération avec les acteurs concernés, des propositions visant à limiter les comportements abusifs, à protéger les travailleurs et les consommateurs, tout en libérant de nouvelles opportunités en termes d’innovation, de croissance, et donc d’emploi.

L’économie collaborative couvre en effet une réalité multiple, volonté de mieux dépenser, de consommer mieux et moins cher, mais également elle permet de se procurer un complément de revenus, d’augmenter son pouvoir d’achat. Le rapport rappelle qu'au total, la France compte 276 plateformes dans les secteurs des transports, du logement, du financement, de l'habillement, de l'équipement, de l'alimentation, de la logistique, du divertissement et du caritatif.

Dans le même ordre d’idées, le rapport demande une clarification de la distinction entre «revenu et partage de frais et celle de l'administration sociale sur la notion d'activité professionnelle». Il souhaite concrètement différencier les acteurs qui relèvent selon lui de l'économie du partage sans poursuite de but lucratif des entreprises capitalistes.

En définitive, ce rapport pose la question de savoir comment réguler au mieux ce mouvement et l’intégrer à notre économie classique ?

Parmi les points évoqués, la plupart sont applicables au développement économique de la plaisance collaborative.

Ci-dessous un lien qui conduit vers ce rapport qui semble louable, mais d’où se dégage clairement une certaine déviation des sujets les plus épineux, qui découlent du développement exponentiel des plateformes de l'économie collaborative, à qui l'on reproche de trop mettre en avant leurs bonnes intentions, alors que la quasi-totalité d’entre-elles ne souhaitent que mettre en œuvre un idéal mercantile. 

Et si les associations se prenaient par la main

et créaient de vraies plateformes gratuites ?

Lire la synthèse du rapport : clic ici