HIER on naviguait sur la Dordogne, aujourd'hui aussi...

Batellerie sur la Dordogne

Photo gabarres

 

On trouve des traces d'activité batelière dès l'époque gallo-romaine, activité qui se développa à partir du XIIIe siècle, se ralentit en raison de la Guerre de cent ans, pour reprendre à partir de la seconde moitié du XVe. Celle-ci prospéra jusqu’au milieu du XIXe où  elle assurait 60% du trafic de marchandises entre Bergerac et Bordeaux.

La rivière Dordogne s'est forgé une identité culturelle forte au cours des siècles.. Elle faisait vivre, directement ou indirectement, la majorité de la population riveraine. De ce fait, l’activité batelière tenait une place importante dans l’économie locale.

Les forêts de la haute vallée fournissant des bois de construction (planches de chênes et de châtaigniers obtenues par fendage), des feuillards (branches de châtaigniers assouplies) destinés à la tonnellerie, aux piquets pour la vigne etc.

La corporation des «gens de rivière» était bien structurée 

  • les «maîtres de bateaux», à la fois armateurs, entreposeurs et marchands ;
  • les «floutayris» (bateliers et simples matelots) ;
  • les «cordiers» et «portefaix» ;
  • les «sacquiers». ouvriers spécialisés dans le conditionnement de sel en sacs ou barils ;
  • les «lamaneurs», pilotes guidant les embarcations sur les tronçons dangereux de la rivière ;
  • les «barricaires», tonneliers mais aussi charpentiers de bateaux, bûcherons et scieurs de long ;
  • les «arrimeurs», un métier très lucratif, paraît-il, où il fallait utiliser sa grande force et son instinct du débrouillage pour fixer le chargement sur les gabarres.