L'entretien

La riviere dordogne entre la bourboule et bort les orgues 2515224 800x400 1

Pour l'entretien, que fait-on ? 

Certains disent : ne faites rien, laissez faire la nature !

‘’Laisser faire la nature’’ revient à se voiler la face et faire fi des vrais causes qui sont à l’origine des problèmes aujourd’hui observés. Est-ce la nature qui a construit huit grands barrages en amont de Bergerac, qui font obstacle à la migration des poissons et à la nidification de certains oiseaux. 

L’agriculture a aussi sa responsabilité, tout comme les industries.

Leur gestionnaires tiennent-t-ils compte des nécessités écologiques de la rivière ? Cette gestion n’est-elle pas à l’origine des éboulements : Il semblerait que l'eau en s'infiltrant profondément dans la couche de sable à chaque montée du niveau de la rivière, en s'écoulant rapidement lors de la descente de ce niveau, déstabiliserait la berge dans son mouvement de retrait.

Certains de ces barrages sont classés "risques majeurs aggravés" par le Ministère de l'Industrie et la loi oblige le gestionnaire à une inspection décennale donc à une vidange complète. Or les retenues forment d'immenses bassins de décantation et les boues émises lors de ces vidanges colmatent et recouvrent les galets, asphyxient toute vie interstitielle et provoquent une turbidité très importante de l'aval.

Illustration : Sud-Ouest (article publié Le 25 février dernier)

La Dordogne peut s'avérer être une rivière à crues, tributaire des conditions climatiques (pluviométrie, fonte des neiges, ...). C'est pourquoi il est important de préserver des zones naturelles de divagation, comme les bras morts et autres annexes fluviales.
De plus, ces crues sont, en général, bénéfiques pour la rivière et les hommes : remaniement des fonds, reconstitution des réserves phréatiques, diversités recréées dans la plaine alluviale, à condition de respecter les limites de débordement.

La protection des berges pourrait aller parfois de pair avec l'extraction de matériaux, limitée aussi bien en volume que dans le temps, pour ne pas retomber dans l’extraction massive. Il a été remarqué que l'évolution classique des méandres (érosion dans la face concave et dépôts dans la face convexe) fait que progressivement les atterris sèment de la face convexe, plus ou moins colonisés par la végétation, vont renforcer le processus d'érosion en diminuant la section efficace d'écoulement et en repoussant le courant en rive concave.

Une exploitation temporaire de ces dépôts pourrait constituer un élément positif immédiat : augmentation de la section d'écoulement, réduction des vitesses, d'où ralentissement de l'érosion en face concave. Cependant, on devrait s'interroger sur l'intérêt de ces acquis en raisonnant non seulement à court ou moyen terme, mais aussi à long terme par l'examen des répercussions sur l'environnement. En effet toute extraction de granulats dans le lit mineur conduit inévitablement à perturber d'une manière plus ou moins importante le cours d'eau par un déséquilibre dans la continuité de son transport solide. Toute modification se répercute sur la pente du lit du cours d'eau et, par voie de conséquence , sur la ligne d'eau, l'équilibre des berges et la position des nappes.