Dsc 0288

Sentinelles de la rivière

Les navigateurs, des sentinelles, qui par leurs observations et la communication de celles-ci ne se contentent pas de participer au constat de la dégradation des rivières, mais font de réelles propositions.

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A l'occasion de la 1ère Fête de la rivière du dimanche 2 août 2015, organisée par l'Office du tourisme du Pays foyen, la navigation que nous avons pratiquée, donne un éclairage particulièrement précis, des difficultés rencontrées par les usagers sur le parcours emprunté, mais pas seulement.

Les photos des algues s'accrochant à l'hélice, de tronc d'arbres momentanément accrochés à des piles de pont ou gisant sur la berge, interpellent. Qui seront les malheureuses victimes ? Toutes les embarcations navigantes, ou sur corps-mort ou amarrées sur les pontons jusqu’au Bec d’Ambes, voire plus loin dans l’estuaire sont à leur merci.

Chaque navigateur plaisancier ou professionnel, chaque association sportive, plus particulièrement d'aviron, pratiquant sur l’Isle ou  la Dordogne appréhende l’accident, donc les inévitables avaries et le coût de leur réparation.

 

Dans l'état actuel d'entretien de la rivière, il paraît évident qu'une taxation ne se justifierait pas. 

 

Voir les photos 

 

 

 

Georges PROVAIN, intervenant dans un colloque en 2012 s’exprimait ainsi :

« (…) Dans un rapport d’Epidor de 2003 sur l’évolution des herbiers de la Rivière Dordogne, il a été établi la liste de 21 espèces végétales en 2000 et 2001 entre Argentat (19) et Castillon-la-Bataille (33).

Je proposerai d’en rajouter une 22ème espèce, découverte grâce à la navigation. »

Après avoir exposé que la renoncule des rivières ou renoncule flottante, plante herbacée qui s’enracine dans le sol où l’eau est peu profonde, avec ses longues tiges fluides de 1 à 6m représente un inconvénient majeur cependant, car produisant à terme une accumulation de matière organique qui gêne la pêche, la baignade et les embarcations et peuvent provoquer des incidents lorsqu’elles se décrochent et s’accumulent sur les embarcations et les installations portuaires.

Il poursuit ainsi : « La plante aquatique invasive la plus contraignante, c’est la 22ème de la liste, dont je ne connais pas le nom : c’est une liane coriace de 2cm de largeur de plusieurs mètres de longueur, indéracinable, proliférant sur des endroits peu profond, d’une berge à l’autre, restant tapis sous 20 à 30cm d’eau (on ne la soupçonne depuis la rive). Lorsqu’elle s’enroule autour du bras de l’hélice des bateaux, elle la bloque et le moteur tournant provoque la rupture de l’axe : c’est alors un danger de dérive brutale et incontrôlable pour les bateaux à passagers, les barques de pêche, les bateaux accompagnants les activités nautiques (aviron), les bateaux des pompiers et de promeneurs…

Face à cette situation, NAVIDOR fait une proposition, déjà avancée auprès du Sous-préfet de Libourne, de VNF, d’Epidor dans le cadre du Contrat rivière, je cite le compte-rendu de notre dernière AG : « Face à l’extension des seuils de granulats, obstacles pour la navigation (Pompiers, bateaux d’accompagnement pour l’aviron, bateaux de passagers, bateaux de plaisance légère pour la pêche et le tourisme) : à titre expérimental, sur un seuil à déterminer, déplacer avec un engin les granulats sur les berges (en respect de la législation en vigueur) afin d’établir un courant d’eau favorable à la migration des poissons, au passage des bateaux et défavorable à la prolifération des herbiers – faire une étude avec des hydrographes reconnus, sur l’évolution de ce courant dans le temps, pour en tirer les conclusions pour une généralisation ultérieure et éventuelle sur d’autres seuils. 

Cette proposition est dans le droit fil du respect de la législation qui dit que la Dordogne est une voie d’eau pour la navigation du Bec d’Ambés à Bergerac (La Salvette)… »

Au cours du récent entretien qu'elle m'avait accordé, Madame Marie VERMEIL, technicienne d'Epidor, m'avait simplement confirmé ce que prévoient les textes en vigueur, à savoir qu'il fallait demander l'autorisation de déplacer les granulats dans le lit de la rivière et non sur les berges, aux frais du demandeur, en l'occurrence l'Aviron Foyen, qui rencontre de réelles difficultés et risque à tout moment d'endommager ses bateaux...

J'ai l'intention de formuler de nouveau cette demande, de façon à ce que l'activité sportive de cette association puisse continuer dans les meilleures conditions.

Je reste dans l'attente de toute suggestion de la part de chacun...

Paul TAHAR
 

 

 

 

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